Catherine de Médicis par Jean-H. Mariéjol

Catherine de Médicis par Jean-H. Mariéjol

Titre de livre: Catherine de Médicis

Auteur: Jean-H. Mariéjol

Broché: 667 pages

Date de sortie: March 16, 2017

Jean-H. Mariéjol avec Catherine de Médicis

Catherine de Médicis par Jean-H. Mariéjol a été vendu pour £1.05 chaque copie. Il contient 667 le nombre de pages. Inscrivez-vous maintenant pour accéder à des milliers de livres disponibles en téléchargement gratuit. L’inscription était gratuite.

Cette biographie n'est ni un plaidoyer, ni un réquisitoire, ni une
satire, ni un panégyrique, mais une histoire aussi objective que
possible de la vie et du gouvernement de Catherine de Médicis.

Le sujet n'a jamais été traité en son ensemble et il est en effet vaste,
complexe et divers. Née d'un père florentin et d'une mère française,
élevée en Italie jusqu'à l'âge de quatorze ans et depuis fixée en France
par son mariage avec un fils de François Ier, Catherine participait de
deux pays et de deux civilisations. Épouse aimante, docile, effacée
d'Henri II et Reine-mère très puissante, elle dirigea presque
souverainement les affaires du royaume, pendant plus d'un quart de
siècle, au nom de Charles IX et d'Henri III, ses fils. La lutte entre le
parti protestant et l'État catholique commençait quand elle prit le
pouvoir, et elle le garda jusqu'à sa mort parmi les résistances, les
troubles et les guerres que provoqua dans toutes les provinces et dans
toutes les classes le conflit des passions religieuses, des intérêts
politiques, des ambitions personnelles.

Mais l'œuvre est difficile moins par son étendue et sa variété que par
l'effort d'impartialité quelle exige. Le massacre de la Saint-Barthélemy
est si odieux que l'horreur en rejaillit sur tous les actes de celle qui
le décida et qu'on a peine à se défendre de la juger uniquement sur
cette crise de fureur. L'excès contraire, et celui-là inexcusable, ce
serait, par réaction contre cet instinct d'humanité, de vouloir
l'absoudre et l'innocenter en tout. Mais, tout en répugnant au paradoxe
d'une réhabilitation, on a bien le droit de se demander si ce crime de
l'ambition et de la peur est l'indice d'une nature perverse. La plupart
des historiens représentent cette grande coupable comme indifférente au
bien et au mal, n'aimant rien ni personne, fausse, perfide et
foncièrement cruelle, en un mot, comme une criminelle-née. Ils ont l'air
d'oublier qu'elle passait pour douce et bénigne et qu'au début de son
gouvernement elle se montra capable de bonnes intentions et de bonnes
actions. J'ai vérifié les causes de cette réprobation absolue et
j'expose ici le résultat de mes recherches. Je pense avoir découvert une
Catherine assez différente du Machiavel féminin de la légende ou de
l'histoire et qui n'est ni si noire ni si grande. Peut-être me suis-je
trompé, mais c'est de très bonne foi, et l'on se convaincra, je
l'espère, après m'avoir lu jusqu'au bout, que mon erreur, si erreur il y
a, n'est pas sans excuses.