Le maître de la terre par Robert-Hugh Benson

Le maître de la terre par Robert-Hugh Benson

Titre de livre: Le maître de la terre

Auteur: Robert-Hugh Benson

Broché: 300 pages

Date de sortie: September 25, 2016

Robert-Hugh Benson avec Le maître de la terre

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le Maître de la Terre est « une parabole, illustrant la crise religieuse qui, suivant toute vraisemblance, se produira dans un siècle, ou même plus tôt encore, si les lignes de nos controverses d'aujourd'hui se trouvent prolongées indéfiniment ; […] car celles-ci ne peuvent manquer d'aboutir à la formation de deux camps opposés, le camp du Catholicisme et le camp de l'Humanitarisme, et l'opposition de ces deux camps, à son tour, ne peut manquer de prendre la forme d'une lutte légale, avec menace d'effusion de sang pour le parti vaincu ». Et voici maintenant, traduite tout entière, la Préface de M. Robert-H. Benson :

« Je me rends bien compte que ce livre est, à un très haut point, un roman d'aventures, et que, de ce fait, – comme aussi sous maints autres rapports, – il est sujet à des objections et critiques sans nombre. Mais c'est que je n'ai point découvert de meilleur moyen, pour exprimer, sous la forme d'un roman, les principes que j'avais à cœur d'exprimer (et que je crois passionnément être vrais), que de les pousser jusqu'à leur limite extrême, – ce qui devait, fatalement, les faire paraître sensationnels. Du moins ai-je toujours tâché à ne point crier trop haut, et à garder, autant que possible, considération et respect pour les opinions opposées aux miennes. Quant à savoir si j'y ai réussi, c'est une autre question, et à laquelle je me garderai bien de vouloir répondre. »

Ces deux citations ont assez de quoi définir l'objet du Maître de la Terre, et les motifs dont s'est inspiré l'auteur en l'écrivant, pour que le traducteur français se trouve dispensé d'y rien ajouter. Je dirai seulement que M. Robert-Hugh Benson est aujourd'hui, sans aucun doute, le premier des romanciers catholiques de son pays, – ou, peut-être même, de toute l'Europe, depuis la mort de notre cher et grand J. K. Huysmans, – et que jamais encore autant que dans son Maître de la Terre il n'a fait voir, réunis et fondus en un ensemble vivant, ses dons précieux de conteur, de peintre, et de philosophe. Il a, d'ailleurs, apporté, à la forme littéraire et au style de son dernier roman, un soin que je crains que le lecteur français ne puisse guère apprécier, encore que je me sois efforcé de mon mieux à en garder un reflet dans ma traduction ; et c'est expressément pour la présente édition française du Maître de la Terre qu'il a écrit quelques-unes des plus belles pages des deux derniers chapitres, – ce dont il faut que je lui affirme ici, publiquement, ma reconnaissance.

Teodor de Wyzewa