Un siècle d'emplois précaires : Patron-ne-s et salarié-e-s dans le grand commerce (XIXe-XXe siècle) par Anne-Sophie Beau

Un siècle d'emplois précaires : Patron-ne-s et salarié-e-s dans le grand commerce (XIXe-XXe siècle) par Anne-Sophie Beau

Titre de livre: Un siècle d'emplois précaires : Patron-ne-s et salarié-e-s dans le grand commerce (XIXe-XXe siècle)

Auteur: Anne-Sophie Beau

Broché: 303 pages

Date de sortie: October 15, 2004

ISBN: 2228899143

Éditeur: Payot

Anne-Sophie Beau avec Un siècle d'emplois précaires : Patron-ne-s et salarié-e-s dans le grand commerce (XIXe-XXe siècle)

Un siècle d'emplois précaires : Patron-ne-s et salarié-e-s dans le grand commerce (XIXe-XXe siècle) par Anne-Sophie Beau a été vendu pour EUR 21,00 chaque copie. Le livre publié par Payot. Il contient 303 le nombre de pages. Inscrivez-vous maintenant pour accéder à des milliers de livres disponibles en téléchargement gratuit. L’inscription était gratuite.

303pages. in8. Broché. Qui dit flexibilité du travail, dit contrats à durée déterminée et travail à temps partiel. Ce que l'on ne dit pas, c'est qu'elle est aussi ancienne que le ccmmerce et l'industrie: la crise des années 1970 n'en est donc pas, ccmme on le croit, responsable. Certes, c'est à cette époque que le droit en a pour la première fois fait état, mais il ne s'agissait alors que de décrire et réglementer une situation qui existait depuis le. XIXème siècle. Depuis les années 1880, les emplois précaires sont le lot ccmmun des salariés. Et lorsque le MEDEF s'insurge aujourd'hui contre l'aménagement du temps de travail ou qu'il pousse à plus de flexibilité, c'est un retour aux méthodes du XIXème siècle qu'il prône, à ce temps où l'on était généralement tout sauf paternaliste et où l'on ne payait pas de cotisations sociales. Epoque bénie, donc. Et ce livre, qui fera date, explique que, contrairement à ce que l'on croyait, la précarité touchait aussi bien les hommes que les femmes; que les employé-e-s du grand ccmmerce étaient moins bien payé-e-s que les ouvriers; ou encore que les emplois à vie étaient rares (le turn-over est délirant: 2 mois en moyenne)! En 1936, et surtout dans les années 1950, le patronat sera mis au pas, obligé de plier face à l'évolution de la société, au droit du travail et à l'avènement de l'Etat-providence. Les patrons vont alors, dans la gestion de leur main-d'oeuvre, s'adapter ou tenter de contourner la loi -et ce n'est pas le moindre mérite de ce livre que de montrer aussi ccmment ils s'y prirent.