Chimie appliquee a l'agriculture par M. Jean-Antoine Chaptal

Chimie appliquee a l'agriculture par M. Jean-Antoine Chaptal

Titre de livre: Chimie appliquee a l'agriculture

Auteur: M. Jean-Antoine Chaptal

ISBN: 1496041925

M. Jean-Antoine Chaptal avec Chimie appliquee a l'agriculture

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SANS l'agriculture, les hommes vivraient errans sur le globe, se disputant entre eux la depouille des animaux et quelques fruits sauvages: on ne connaitrait ni societe ni patrie. En multipliant les subsistances, l'agriculture a permis aux habitans de la terre de se reunir pour se preter des secours mutuels: tandis que les uns travaillent le sol pour le forcer a produire, les autres cultivent les arts qui fournissent a la societe les produits industriels dont elle a besoin. C'est ainsi que, par des echanges et des communications reciproques, furent crees le commerce et la civilisation. Si le sejour des cites, la vie sedentaire et la pratique de plusieurs arts, amollissent et enervent une portion de l'espece humaine, l'agriculture conserve la population des campagnes dans un etat de force, de sante et de bonnes m urs, qui repare sans cesse la partie degeneree de la societe; et ce n'est pas la un de ses moindres bienfaits. Chez toutes les nations, l'agriculture est la source la plus pure de la prosperite publique: placees sous des climats differens, leurs productions et la culture varient a l'infini; mais le commerce repartit les produits, et chaque peuple est ainsi appele a jouir de tous les fruits de la terre. Ces echanges respectifs ont lie les nations entre elles, les ont rendues dependantes les unes des autres, et ont fait penetrer par-tout les lumieres et l'industrie. L'agriculteur est donc au premier rang parmi les hommes: par quelle fatalite son etat a-t-il ete constamment, en France, miserable et avili ? Ceux meme dont il nourrissait le luxe et la mollesse, l'ont souvent reduit a envier le sort des animaux qu'il associait a ses travaux: les corvees, la dime, les droits feodaux, ne lui laissaient pour sa subsistance que les plus vils produits de ses cultures; il arrosait la terre de ses sueurs et les fruits etaient pour autrui."


Jean-Antoine Chaptal, comte de Chanteloup né le 5 juin 1756, à Nojaret (Lozère) et mort le 29 juillet 1832 à Paris, inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 89), est un chimiste et homme politique français. Il est le père de Jean-Baptiste Marie Chaptal de Chanteloup. Biographie : Après un enseignement rudimentaire par un prêtre de Mende, suivi de 5 années au collège de Mende et une année de philosophie à Rodez, Chaptal commence des études de médecine à Montpellier de 1774 à 1777 avant de se rendre à Paris pour étudier la chimie. Sa renommée est surtout due aux applications qu’il fit de la chimie dans l’industrie, notamment avec l’amélioration de la production de l’acide chlorhydrique. Il donne son nom à la chaptalisation, procédé permettant d’augmenter par sucrage la teneur en alcool des vins. Il revient à Montpellier en 1780 pour y occuper la chaire de chimie universitaire. En 1781, il épouse Anne Lajard, fille d’un négociant qui lui fait connaître les besoins des manufactures textiles. Ce sont surtout les applications industrielles de la science qui l’intéressent. Fils cadet, désavantagé par le droit d’aînesse, c’est son oncle Claude Chaptal, médecin à Montpellier, qui, après avoir assumé les frais de son éducation et de ses études de médecine puis de chimie, l’aidera à bâtir des ateliers pour y expérimenter et développer ses découvertes, avant d’en faire son héritier. Il crée une fabrique de produits chimiques qui le fait bientôt connaître dans toute l’Europe, et dès 1786 il reçoit de Louis XVI des titres de noblesse. Une très grande importance doit être attribuée à son application de la formule de Lavoisier sur la transformation du sucre en alcool : on peut considérer que cette application de la formule capitale de l’œnologie constitue l’acte de naissance de la chimie moderne du vin[2]. Chaptal avait développé sa doctrine sur la vinification dès 1799 lors de la rédaction de l’article « vin » du Dictionnaire d’agriculture de François Rozier. Immédiatement, les propriétaires de vignobles s’emparent de son travail et des savants tels qu’Antoine-Alexis Cadet-de-Vaux et Jean-Louis Roard publient cette nouvelle doctrine avec leurs propres observations. Fort de tous les renseignements que lui fournissent ceux qui ont adopté ses principes, Chaptal développe son sujet dans son traité de 1807, qui a révolutionné l’art de la vinification.